Infos françaises: Antonio Fargas (Huggy les bons tuyaux) révèle les coulisses de la série et sa relation avec David Soul #France
Voici les « bonnes pages » d’un dossier que notre équipe vient de relever sur internet. Le sujet va parfaitement vous convenir. Car le thème est « Actualité française ».
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Titre exacte donné par le journal était: Antonio Fargas (Huggy les bons tuyaux) révèle les coulisses de la série et sa relation avec David Soul
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Aux yeux du public français, il incarnera pour toujours l’un des seconds rôles les plus emblématiques de toute l’histoire de la télévision : le facétieux et hilarant Huggy Bear Jackson, alias « Huggy les bons tuyaux » dans Starsky et Hutch. Indic’ chouchou du célèbre tandem de flics dans la série policière qui enchanta nos après-déjeuners du dimanche, entre 1978 et 1984 sur TF1, Huggy apportait à chaque apparition la touche comique supplémentaire d’un feuilleton qui, au fil de ses quatre saisons (produites aux États-Unis entre 1975 et 1979), tira toujours un peu plus vers la comédie.
Il faut dire que la glorieuse VF de Starsky et Hutch, avec les voix de Jacques Balutin pour Paul Michael Glaser (alias le détective David Starsky), Francis Lax pour David Soul (détective Ken Hutchinson, dit Hutch’) et Albert Augier pour Antonio Fargas (Huggy), dégainait davantage encore un ton flirtant avec le second degré. L’image potache et caricaturale de Huggy, second couteau dont la fonction humoristique aurait certainement beaucoup amusé Shakespeare, fit de Antonio Fargas une star du petit écran et, encore aujourd’hui, elle lui colle à la peau comme le sparadrap du capitaine Haddock.
Normal : ce comédien sensible et consciencieux, formé au théâtre new-yorkais avec l’amour du jeu chevillé au corps, a sublimé son alter ego fétiche avec un tel professionnalisme que les foules s’attachèrent à lui en un battement de cils. Mais pour qui se penche un peu plus sur le CV de l’acteur, aujourd’hui âgé de 79 ans, on découvre un homme au parcours étonnant, depuis les planches jusqu’à des rôles surprenants au cinéma dans les années 1970 et qui a continué à beaucoup travailler dans les décennies post-Starsky et Hutch.
Nous avons rencontré Antonio Fargas au dernier Festival international de télévision de Monte-Carlo où, forcément, il n’a pu échapper aux questions sur le personnage qui restera le rôle de sa vie : l’attachant Huggy… ni sur l’amitié particulière que Fargas avait nouée avec le regretté David Soul, disparu en 2024.
Le Point : Bien avant Starsky et Hutch et avant même d’être l’un des visages du cinéma de blaxploitation au début des années 1970, vous aviez déjà un petit rôle au cinéma dès 1963… Quel souvenir en gardez-vous ?
Antonio Fargas : Oh, mais c’était de la figuration ça, je ne suis même pas mentionné au générique ! C’était dans The Cool World de Shirley Clarke, j’avais à peine 17 ans ! C’est ma mère qui m’avait suggéré de répondre à une annonce parue dans le journal Amsterdam News à New York. Ils cherchaient des figurants pour jouer des membres de gang. Le film était produit par Frederick Wiseman, il a même reçu une standing ovation lors de sa projection au Festival de Venise… C’est grâce à cette apparition que j’ai été découvert par l’acteur Robert Hooks, qui est devenu mon mentor au théâtre ensuite.
Il est venu au centre social que je fréquentais, il voulait rencontrer les jeunes artistes du quartier parce qu’il avait créé ce petit groupe appelé le Group Theater Workshop, rebaptisé le Negro Ensemble Company. J’ai débuté en jouant dans une pièce off-Broadway et j’ai été ensuite casté pour participer à la tournée européenne de la pièce de James Baldwin, Amen Corner. Nous l’avons jouée à Vienne et même en Israël. Wow, quand j’y repense… J’ai joué cette pièce à Césarée, dans l’amphithéâtre romain, puis à Haïfa, à Jérusalem et à Tel-Aviv.
Incroyable souvenir, j’imagine…
Oui, je me suis baigné dans le Jourdain pour mon dix-huitième anniversaire ! Et puis nous sommes allés la jouer à Paris, ensuite dans deux villes en Italie, trois villes en Allemagne, en Hollande et nous avons fini au Festival d’Édimbourg en Écosse. Les producteurs connaissaient Brian Epstein, le manager des Beatles, qui avait un théâtre dans le West End de Londres, où il essayait d’accueillir des spectacles, on a donc joué là-bas aussi. Je ne sais pas si l’un des Beatles est venu voir la pièce, mais en tout cas nous étions dans ce milieu. Puis je suis rentré chez moi et j’ai commencé à faire du théâtre off-Broadway et du cinéma… jusqu’à ce que je joue dans Shaft, puis Meurtre sur la 110e rue de Barry Shear. C’est lui qui m’a recruté pour l’épisode pilote de Starsky et Hutch.
Attendez, vous allez trop vite : avant tout ça, vous avez quand même été dirigé par le réalisateur underground Robert Downey Sr., père de la future star de Iron Man…
Ah oui, mes agents connaissaient Robert Downey, et il cherchait des acteurs pour son nouveau film, Putney Swope. Nous nous sommes rencontrés, nous nous sommes bien entendus. Et voilà ! Je jouais au théâtre le soir et ensuite, je filais tourner Putney Swope. Le suivant fut The Pound, je crois d’ailleurs que Robert Downey Jr. était dedans, il devait avoir 3 ans.
J’ai fini par m’inscrire aux Alcooliques anonymes après le tournage et cette décision m’a donné une seconde chance. David, lui, n’avait jamais vraiment réussi à abandonner… Mais il a vécu sa vie comme il l’entendait.
En 1972, vous avez donc incarné un voyou mémorable dans Meurtre sur la 110e rue et votre personnage est en réalité assez tragique. Est-ce ce rôle qui a été ensuite votre passeport pour Starsky et Hutch ?
Je ne sais pas… Il a compté pour moi, ça c’est certain. Sur ce film, j’avais un peu plus d’expérience que les deux gars qui jouaient mes complices. Il y avait beaucoup de solidarité entre les acteurs new-yorkais et je me souviens les avoir aidés à obtenir une meilleure loge, j’ai défendu leur cause… On était mal payés, j’avais essayé d’obtenir une petite rallonge et bien sûr on me répondait que le budget ne le permettait pas… mais Anthony Franciosa, la star, lui, il changeait de chemise de soie toutes les 20 minutes ! Le film tient toujours la route parce qu’il a ce côté brut, tourné à Harlem, avec des thématiques raciales pertinentes encore aujourd’hui.
En enchaînant Shaft, Meurtre sur la 110e rue et Foxy Brown, puis en jouant Huggy les bons tuyaux dans Starsky et Hutch, vous avez été critiqué par certains qui vous reprochaient de contribuer à véhiculer des stéréotypes sur les Noirs américains. Que leur avez-vous répondu ?
Que, pour moi, l’essentiel de mon travail consistait à jouer du mieux possible ce qu’on me donnait à jouer, être au plus près d’un personnage, sans me préoccuper du social. Savez-vous que ce sont des associations noires qui, les premières, ont inventé le terme « blaxploitation » ? Moi, je leur répondais : « Dites ce que vous voulez, moi je vais me présenter au travail et je vais tout donner sans fausse note. Vous n’aimez peut-être pas la note, mais il est hors de question que j’en joue une autre. » C’est de l’acting, c’est tout !
Dans les années 1970, vous avez aussi tenu des rôles queers dans Car Wash et Next Stop Greenwich Village, qui étaient plutôt des choix risqués à l’époque. Vous avez dit que ces choix étaient en résonance avec l’histoire personnelle de votre frère…
Oui, mais je dirais surtout que ma principale source d’inspiration pour le personnage que je joue dans Next Stop, Greenwich Village est le documentaire Portrait of Jason, un film de Shirley Clarke réalisé en 1967, sur le quotidien de cet homme noir gay, Jason Holliday (né Aaron Payne), qui travaillait comme prostitué et aspirait à devenir artiste de cabaret. Ce documentaire est un chef-d’œuvre, un tour de force émotionnel.
Vous avez récemment participé avec Paul Michael Glaser à une rencontre avec les fans de Starsky et Hutch pour les 50 ans de la série, hélas sans David Soul, emporté par un cancer le 4 janvier 2024, à l’âge de 80 ans. Est-il vrai qu’à l’époque de la série, il était le membre de l’équipe dont vous vous sentiez le plus proche ?
Oui, je m’identifiais davantage à lui parce qu’on partageait les mêmes douleurs, les mêmes démons… Il était aux prises avec la boisson, comme moi. À l’époque, on se confiait beaucoup, en particulier quand on a tourné l’épisode Huggy ne peut plus rentrer chez lui (17e épisode de la 4e et ultime saison, diffusé le 13 février 1979 aux États-Unis, il est considéré comme l’un des meilleurs épisodes de Starsky et Hutch).
David l’a réalisé et de tous les épisodes que j’ai tournés, il reste mon préféré, celui qui en montre le plus sur qui est Huggy, d’où il vient… On y entend une chanson composée par Dr John, « You Can’t Go Back Huggy Bear ». C’était vraiment un épisode très, très spécial pour David et moi. J’ai fini par m’inscrire aux Alcooliques anonymes après le tournage et cette décision m’a donné une seconde chance. David, lui, n’avait jamais vraiment réussi à abandonner… Mais il a vécu sa vie comme il l’entendait.
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Personne n’a jamais vraiment su ce que fait Huggy Bear comme métier. On a l’impression parfois qu’il est vaguement proxénète, mais cette info n’est jamais donnée clairement dans la série. Alors ?
Ha ha, bon c’était volontaire, vous savez, de maintenir ce mystère. Huggy était juste le gars de la rue qui était au courant de tout ! Paul et David finissaient par s’agacer de cette ficelle, ils disaient aux scénaristes que si Starksy et Hutch avaient besoin d’aller voir si souvent Huggy pour des renseignements, c’est qu’ils n’étaient pas si bons flics que ça ! Peu importe, la formule marchait.
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